19 septembre 2007
Les grues de Sadako
Sadako avait deux ans
au moment du bombardement. Elle a grandi sans encombre jusqu'à
l'âge de 10 ans puis développa une leucémie.
Reste que la petite fille ne voulait pas mourir. Elle se mit donc à
plier du papier. D'après une vieille légende nippone,
si l'on parvient à fabriquer mille grues en papier (symbole de
longévité et de bonheur), son souhait le plus cher se
réalise. Sadako plia autant qu'elle put mais succomba à
la maladie avant de finir son ouvrage. Ses camarades de classe
réalisèrent alors les pliages manquants.
Ce geste
déclencha une vive émotion dans le pays et un peu
partout, des enfants se mirent à plier des grues pour les
envoyer à Hiroshima. Cette vague de pliage continue toujours
aujourd'hui et les grues sont exposées à proximité
du mémorial des enfants.
En 2005 (ou 2003, je ne sais plus), une partie de ces grues est partie en fumée. Un étudiant en colère les a brûlé pour protester contre le manque de débouchés après l'université. Un geste incongru mais qui prend une certaine signification lorsque, le soir venu, on assiste à la longue procession des sans-abris qui viennent chercher refuge la nuit dans le parc du mémorial de la paix.
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